En tant qu’indépendant dans le secteur de la communication interactive, je suis de temps en temps sollicité pour participer à un appel d’offre visant généralement la réalisation d’un nouveau site ou pour une campagne de communication multi-médias.
Ces appels d’offre me mettent généralement dans une situation de malaise : d’un côté, il y a sans doute un bon projet à la clé me permettant de vivre pendant plusieurs semaines, c’est donc engageant. De l’autre, je sais que je suis mis en compétition avec d’autres agences, et on me demande de venir avec une proposition graphique (ou un concept de camapgne) ce qui implique en plus de la réalisation du devis (qui peut déjà me prendre quelques heures en fonction de l’ampleur du projet) du temps à consacrer à de la créativité.
Hors, pour la majorité, ces appels d’offre ne sont pas rémunérés. Ce qui signifie que si je ne suis pas pris j’aurais parfois travaillé jusqu’à deux jours pour rien.
"C’est la loi du milieu" ou "C’est un risque à prendre" me direz-vous. Et bien avec le temps je me suis forgé une opinion sur le sujet, opinion qui n’est pas loin de rejoindre la campagne lancée par une multitude d’agences belges qui ont décidé de faire une sorte de grève symbolique de leur site web pendant une semaine complète. Si vous vous rendez sur le site de l’agence ACC ce semaine, vous tomberez sur ce message :

La suite du message peut-être lue sur le 2e site d’une agence en grève et ainsi de suite. Cette campagne montre donc le mécontentement des agences face aux règles des appels d’offres qu’elles jugent incorrectes.
Mon avis sur la question, est que les gens qui demandent des appels d’offres non rémunérés avec proposition (graphique ou concept de campagne) n’obtiendront pas nécessairement le meilleur résultat. Et auront fait baisser la culottes à certains de manière indécente pour des cacahuètes. Démonstration :
Enfin, non aux faux appels d’offre ! Il m’est arrivé de remettre une offre pour un projet et d’apprendre par la suite que le choix du client était fait dès le début mais, qu’étant tenu légalement de procéder de la sorte, il a envoyé l’appel à plusieurs agences.
En ces temps où on nous incite à économiser l’énergie, pourquoi ne pas faire de même de celle produite par nos cerveaux à la recherche d’idées et d’univers...
Ce vendredi, Grégoire, Rainer et moi avons pris la route pour Namur afin de rejoindre la webjam organisée à l’occasion du Webdesign International Festival. Le principe est simple : chaque équipe a 24h pour réaliser un site sur un thème imposé. Tous les participants sont rassemblés au premier étage du Palais des Congrès. A 11h, nous prenions nos marques et à 14h nous écoutions attentivement la lecture du thème devant un auditore plein à craquer :
Concevez ou réinventez le futur site : Belgium.be
Demain, dans 10 ans ou dans 10 000, quel sera l’espace virtuel de notre petit bout de terre sur la toile...
Nous y allions pour diverses raisons : par défi de se plier aux contraintes d’un concours, pour tester nos complémentarités et le travail en groupe, pour sortir un peu de notre quotidien de travail et enfin de faire de chouettes rencontres. Dire que nous n’étions pas du tout intéressés par les prix mis en jeu serait quand même un peu présomptueux : 2 places à la finale internationale du concours à Limoges en juin.
C’était... génial ! J’ai attendu de récupérer quelques heures de sommeil avant d’écrire ces quelques lignes car en terme d’endurance c’était vraiment un challenge (on avait des têtes pas croyables samedi matin après la nuit blanche).
L’ambiance était très chouette et bravo aux organisateurs (DogStudio) d’avoir trouvé les moyens pour nous rendre l’aventure si joyeuse : petit dej offert, locaux confortables, réseau stable, stewards et hotesses à notre écoute.
Le thème imposé, de l’avis général, était difficile. Ils ont d’ailleurs été plusieurs à abandonner la compétition au fil des heures. Nous avons avancé méthodiquement : pris le temps de définir notre voie et l’idée, schématiser notre application avant de passer au design et au développement de l’application. Enfin les dernières heures ont été consacrées au debug et l’intégration du contenu (là c’était peut-être pas la meilleure idée vu la fatigue nous n’étions pas toujours complètement maitres de nos propos). Très content de l’expérience donc, et content du travail accompli.
Nous n’étions plus là pour l’annonce des résultats comme beaucoup d’autres qui n’avaient plus qu’un seul objectif en tête : rejoindre un lit au plus vite ! C’est donc par Twitter que nous avons lu le nom des gagnants :
Excellent niveau, nos représentants belges à la compétition international sont de véritables talents. Sans passer pour "mauvais perdant", j’exprime mon seul regret de la compétition : un règlement qui mériterait de s’étoffer quelque peu. Pourquoi mettre en place un serveur PHP sans base de données ? Pourquoi ne pas rappeler les règles essentielles de ce qu’on peut et ne peut pas faire juste avant de lancer le coup d’envoi ? Les possibilités sont tellement multiples et pas toujours adaptées aux limites imposées de façon un peu arbitraire par le règlement. Ce qui m’amène à mon dernier point. Je pense qu’il faudrait vraiment pour la prochaine fois mettre en place des catégories. Le palmarès en est la 1er preuve : n’ont été récompensés que des sites en Flash, technologie que j’essaie d’éviter d’utiliser dans mon métier pour diverses raisons. Cela veut-il dire que les autres types de réalisations partent d’office avec une longeur de retard pour impressionner le jury ? Ne serait-il pas mieux d’avoir des catégories genre "sites en Flash", "sites en HTML/CSS", "applications mobiles"... ? Cela motiverait en tout cas ma re-participation à la compet l’année prochaine.

J’avais commencé tout un blabla qui m’a finalement amené (déjà !) à la fin du premier mois de l’année. Et puis je me suis dis que l’adage qui veut que les petites dessins valent mieux que les grands discours s’accordait pleinement à cet article. Je prends donc un raccourci de dernière minute. Voici donc mon "best of 2009" sur les deux sujets principaux de ce blog : le web et le rock : les endroits où j’ai préféré me faire prendre dans la toile et les musiques que mes petites oreilles ont le plus appréciées.

Pour ceux qui suivent un peu le blog (ou qui me connaissent) Topino.be leur dira certainement quelque chose. Il s’agit d’un projet personnel de portail web sur lequel je travaille depuis plusieurs mois avec un ami Jean-Philippe (lire "Le jour du Topinambour est arrivé" pour en savoir plus).
Hier, le projet a pris un envol heureux et inattendu suite un intérêt soudain des médias. Tout d’abord une demi page dans Le Soir Economie. Très chouette article suite à une interview réalisée la veille. Un vrai intérêt dans le chef du journaliste, ca fait plaisir. 9h45, le téléphone sonne : RTL/TVI veut réaliser un reportage pour le JT de 13h. Une heure plus tard Sébastien Prophète et sa camerawoman était au bureau pour une interview filmée.
Jean-Philippe et moi avons suivi tout au long de la journée les statistiques. L’impact a été direct : plus de 1200 visites, et plus de 200 personnes inscrites ! De nouveaux produits mis à disposition un peu partout en Wallonie.
cela fait 15 jours que le site est en ligne, on ne pouvait pas rêver mieux. Merci les médias !
Voici le reportage sur RTL :
Un blogger a parfois la chance de recevoir de petits cadeaux envoyés par la poste par des marques qui voient en lui un canal supplémentaire de diffusion (je t’offre un cadeau tu parles de moi). L’ennui c’est que généralement les petits cadeaux finissent pour la plupart dans la caisse du grenier "brocante".
Cette semaine, une fois n’est pas coutume, le colis était cette fois vraiment sympa. Un packaging soigné mais surtout un produit de qualité. Un polo noir griffé J&Joy que je pourrai cette fois porter dans d’autres circonstances qu’à la salle de sport ou pour repeindre les murs de mon appart.
Une nouvelle marque belge donc qui joue la carte tendance du streetwear et de l’éthique. Il se dégage de la marque un vrai savoir-faire et une envie de le faire dans les règles de l’art. J’aime assez le logo bien que ma déformation professionnelle lui trouve pas mal de ressemblance avec le symbole d’une autre start-up belge active dans les nouveaux médias.
Reste le site de J&Joy pour lequel je me dois de donner mon point de vue de webdesigner. J’ai pu remarqué que les quelques clients du monde de la mode que j’ai approché dans le cadre de mon travail (qu’il y ait eu collaboration ou pas) ont la même fascination pour les sites en Flash, les images qui défilent en "smooth", les textes qui apparaissent réapparaissent, les fadein-fadeout et j’en passe. La raison évidente c’est que la plupart des sites des grands couturiers sont eux-mêmes souvent réalisés en Flash (deux exemples au hasard...)et il est donc normal que cela soit jugé comme une référence "du milieu". Je reste sur ma faim sur les raisons pragmatiques de ce choix (je décris tout ce que je pense des sites réalisés en Flash dans un précédent post "Flash or not Flash") et me permet de donc de douter de la pertinence de ce choix pour une nouvelle marque : quid des facilités en terme d’indexation de contenu sur les moteurs de recherche, de mise à jour de contenu (il y en a tellement peu actuellement sur le site, c’est dommage) de partage et d’interactivité ?
Longue vie tout de même à ce nouveau projet.



