Ce vendredi, Grégoire, Rainer et moi avons pris la route pour Namur afin de rejoindre la webjam organisée à l’occasion du Webdesign International Festival. Le principe est simple : chaque équipe a 24h pour réaliser un site sur un thème imposé. Tous les participants sont rassemblés au premier étage du Palais des Congrès. A 11h, nous prenions nos marques et à 14h nous écoutions attentivement la lecture du thème devant un auditore plein à craquer :
Concevez ou réinventez le futur site : Belgium.be
Demain, dans 10 ans ou dans 10 000, quel sera l’espace virtuel de notre petit bout de terre sur la toile...
Nous y allions pour diverses raisons : par défi de se plier aux contraintes d’un concours, pour tester nos complémentarités et le travail en groupe, pour sortir un peu de notre quotidien de travail et enfin de faire de chouettes rencontres. Dire que nous n’étions pas du tout intéressés par les prix mis en jeu serait quand même un peu présomptueux : 2 places à la finale internationale du concours à Limoges en juin.
C’était... génial ! J’ai attendu de récupérer quelques heures de sommeil avant d’écrire ces quelques lignes car en terme d’endurance c’était vraiment un challenge (on avait des têtes pas croyables samedi matin après la nuit blanche).
L’ambiance était très chouette et bravo aux organisateurs (DogStudio) d’avoir trouvé les moyens pour nous rendre l’aventure si joyeuse : petit dej offert, locaux confortables, réseau stable, stewards et hotesses à notre écoute.
Le thème imposé, de l’avis général, était difficile. Ils ont d’ailleurs été plusieurs à abandonner la compétition au fil des heures. Nous avons avancé méthodiquement : pris le temps de définir notre voie et l’idée, schématiser notre application avant de passer au design et au développement de l’application. Enfin les dernières heures ont été consacrées au debug et l’intégration du contenu (là c’était peut-être pas la meilleure idée vu la fatigue nous n’étions pas toujours complètement maitres de nos propos). Très content de l’expérience donc, et content du travail accompli.
Nous n’étions plus là pour l’annonce des résultats comme beaucoup d’autres qui n’avaient plus qu’un seul objectif en tête : rejoindre un lit au plus vite ! C’est donc par Twitter que nous avons lu le nom des gagnants :
Excellent niveau, nos représentants belges à la compétition international sont de véritables talents. Sans passer pour "mauvais perdant", j’exprime mon seul regret de la compétition : un règlement qui mériterait de s’étoffer quelque peu. Pourquoi mettre en place un serveur PHP sans base de données ? Pourquoi ne pas rappeler les règles essentielles de ce qu’on peut et ne peut pas faire juste avant de lancer le coup d’envoi ? Les possibilités sont tellement multiples et pas toujours adaptées aux limites imposées de façon un peu arbitraire par le règlement. Ce qui m’amène à mon dernier point. Je pense qu’il faudrait vraiment pour la prochaine fois mettre en place des catégories. Le palmarès en est la 1er preuve : n’ont été récompensés que des sites en Flash, technologie que j’essaie d’éviter d’utiliser dans mon métier pour diverses raisons. Cela veut-il dire que les autres types de réalisations partent d’office avec une longeur de retard pour impressionner le jury ? Ne serait-il pas mieux d’avoir des catégories genre "sites en Flash", "sites en HTML/CSS", "applications mobiles"... ? Cela motiverait en tout cas ma re-participation à la compet l’année prochaine.

J’avais commencé tout un blabla qui m’a finalement amené (déjà !) à la fin du premier mois de l’année. Et puis je me suis dis que l’adage qui veut que les petites dessins valent mieux que les grands discours s’accordait pleinement à cet article. Je prends donc un raccourci de dernière minute. Voici donc mon "best of 2009" sur les deux sujets principaux de ce blog : le web et le rock : les endroits où j’ai préféré me faire prendre dans la toile et les musiques que mes petites oreilles ont le plus appréciées.

Rien que le mot rendra le regard de certains perplexe. C’est la francisation du mot anglais "usability". Pour la définition française, j’ai choisi celle d’Amélie Boucher dans son ouvrage "Ergonomie web" :
L’utilisabilité a pour objet la mise en œuvre de la décision. Un produit est dit utilisable lorsqu’il peut être utilisé avec efficacité, efficience et satisfaction par des utilisateurs donnés, cherchant à atteindre des objectifs donnés, dans un contexte d’utilisation donné.
Le titre original de ce post vient d’un autre article publié par Dmitry Fadeyev sur le Smashing Magazine : "10 Useful Usability Findings and Guidelines". Article très intéressant pour le webdesigner que je suis, à la fois pour vérifier et adapter sa pratique du webdesign au quotidien mais également comme support argumentaire lors de débat avec le client. La première règle par exemple concerne la position des intitulés dans un formulaire. Que faire quand le client désire absolument les mettre à gauche des champs alors que je trouve qu’esthétiquement ils ont leur place au dessus (bien plus facile techniquement je le reconnais !). Voici donc un argumentaire tout prêt ! Excellent article donc, dont je me limiterai à référencer le lien et à traduire les 10 règles en français :
La suite ici.
Le truc web belge du moment est sans conteste "La Patate".
Un idée pas neuve pour un balle (le concours de T-shirt fraisien) mais le grain de troisième degré belge renouvelle à merveille l’exercice de style (le Gallodrome n’est pas loin non plus).
Les icônes locales mises à l’honneur ("Yes we drink"), les bleds du plat pays aux noms poétiques tels que Blankenberge Beach ou Wanfercée-Baulet University. Nul doute que le produit trouvera son public.
Les outils du moment ont été judicieusement utilisés : maintien du suspens dans un premier temps sur Twitter et Facebook avant une reconversion de la communication vers le public conquis de ces deux plateformes (promos, vie sociale, ...). Enfin, l’excellente idée d’un concours "Votre ville sur les T-shirts de la Patate" en utilisant intelligemment l’application "Facebook Connect" (notamment pour inviter son réseau à voter).
La friterie est tenue par l’agence Pepper & Koffie basée à Namur. Projet à suivre et chouettes idées cadeaux pour les prochains anniversaires...
La question revient fréquemment en prospection : "Vous faites du Flash aussi ?". Je me lance généralement dans un discours argumenté plus ou moins mal préparé dont le but ultime est de déconseiller l’utilisation de Flash. La raison principale est que je perçois chez mon interlocuteur l’envie du fun à son site et que Flash résonne en ses termes à ses oreilles. Un site en Flash est un site qui en met plein la vue.
Ce post a donc pour objet de résumé mon point de vue sur le pour ou contre Flash avec un maximum d’arguments à mettre dans la balance sur son choix ou pas d’utiliser Flash dans un projet web.
L’AJAX bien entendu ! La librairie JQuery par exemple permet une quantité d’effets qui ajoutent une touche de fun et d’interactivité à un site web réalisé sur une base XHTML-CSS : effet de transition fade-in-fade out, déplacement d’éléments, textes, images, etc. Le contenu reste accessible, référençable, lisible parles terminaux mobiles et facilement adaptable sur le moyen long terme. En terme de coût, cela génère bien entendu un temps de travail supplémentaire mais la communauté open-source entourant généralement les projets de librairies AJAX permet de se reposer sur des outils performant à un cout d’utilisation intéressant.
L’AJAX ne remplacera bien entendu pas Flash. Une belle animation faisant appel à différents éléments graphiques tels que des modélisation 3D mélangées à de la vidéo et des textures photoshopées le tout mis en rythme sur un beat musical ne pourra bien entendu être réalisée qu’en Flash (les mauvaises langues ajouteront "ou en Silverlight"). Ce qui m’amène au point suivant...
Enfin pour répondre à la question du premier paragraphe : "Oui je fais du Flash et je connais ActionScript 2".


