En duplex depuis la Webmission à San Francisco
20 mai 2010
Ce mercredi j’ai pu assisté à une petite expérience bien sympathique. Dans le cadre du Café Numérique, un duplex a été organisé avec la Webmission actuellement à San Francisco entre le pôle belge et la maison-mère de Google.
Confortablement installés dans les locaux belges de la célèbre entreprise américaine (on reconnait tout de suite sur la photo les couleurs du logo Google déclinés sur les différents objets comme les ballons et autres Fatboy...), les invités (la short list était limitée à 80 participants) ont pu dialoguer en direct avec les entrepreneurs belges de la sphère "New Tech" présents à San Francisco. Au delà d’une présentation des startups belges au SF New Tech, une série de visite ont été organisées comme celles de Kyte, Twitter, Seesmic, Facebook (petit pincement au coeur en les voyant poser avec Mark Zuckerberg),...
L’occasion donc hier de prendre la température dans une atmosphère geek bon enfant. Rudy Demotte, représentant "officiel" de dernière minute n’a pas échappé aux petites moqueries de l’assemblée mais surtout il semble que l’intérêt pour les projets présentés est bon, ils seront donc nombreux à ne pas regretter le déplacement.
C’est décidé, l’année prochaine si l’enthousiasme des organisateurs est toujours à bon niveau j’irai pitcher Topino !
Appels d’offre non rémunérés
15 février 2010En tant qu’indépendant dans le secteur de la communication interactive, je suis de temps en temps sollicité pour participer à un appel d’offre visant généralement la réalisation d’un nouveau site ou pour une campagne de communication multi-médias.
Ces appels d’offre me mettent généralement dans une situation de malaise : d’un côté, il y a sans doute un bon projet à la clé me permettant de vivre pendant plusieurs semaines, c’est donc engageant. De l’autre, je sais que je suis mis en compétition avec d’autres agences, et on me demande de venir avec une proposition graphique (ou un concept de camapgne) ce qui implique en plus de la réalisation du devis (qui peut déjà me prendre quelques heures en fonction de l’ampleur du projet) du temps à consacrer à de la créativité.
Hors, pour la majorité, ces appels d’offre ne sont pas rémunérés. Ce qui signifie que si je ne suis pas pris j’aurais parfois travaillé jusqu’à deux jours pour rien.
"C’est la loi du milieu" ou "C’est un risque à prendre" me direz-vous. Et bien avec le temps je me suis forgé une opinion sur le sujet, opinion qui n’est pas loin de rejoindre la campagne lancée par une multitude d’agences belges qui ont décidé de faire une sorte de grève symbolique de leur site web pendant une semaine complète. Si vous vous rendez sur le site de l’agence ACC ce semaine, vous tomberez sur ce message :

La suite du message peut-être lue sur le 2e site d’une agence en grève et ainsi de suite. Cette campagne montre donc le mécontentement des agences face aux règles des appels d’offres qu’elles jugent incorrectes.
Mon avis sur la question, est que les gens qui demandent des appels d’offres non rémunérés avec proposition (graphique ou concept de campagne) n’obtiendront pas nécessairement le meilleur résultat. Et auront fait baisser la culottes à certains de manière indécente pour des cacahuètes. Démonstration :
- Venir avec un proposition graphique aussi tôt dans le projet c’est brûler les étapes. Nous n’avons pas encore de concept clair, nous n’avons pas encore défini les publics cibles, les objectifs à atteindre, le message à transmettre mais il faut déjà une idée graphique de la page d’accueil. C’est mettre la charrue avant les bœufs.
- Définir un concept demande une analyse et une étude en amont. Deux éléments qui ne sont généralement pas fournis dans le cahier des charges des appels d’offres
- "Tout travail mérite salaire". Sur ce principe, je trouve que les gens qui décident de mettre en compétition les agences avec proposition à la clé doivent prévoir au minimum un défraiement pour les agences non retenues
- Ce genre de pratique incitent généralement à remettre des concepts formatés pour éviter d’y passer trop de temps. On récupère une maquette non retenue d’un précédent projet ou on s’inspire rapidement d’un truc existant. Si ca leur plait tant mieux, on a le projet. Sinon, tant pis, on y a pas consacré sa semaine.
Enfin, non aux faux appels d’offre ! Il m’est arrivé de remettre une offre pour un projet et d’apprendre par la suite que le choix du client était fait dès le début mais, qu’étant tenu légalement de procéder de la sorte, il a envoyé l’appel à plusieurs agences.
En ces temps où on nous incite à économiser l’énergie, pourquoi ne pas faire de même de celle produite par nos cerveaux à la recherche d’idées et d’univers...
Cover revue 2009
28 janvier 2010J’avais commencé tout un blabla qui m’a finalement amené (déjà !) à la fin du premier mois de l’année. Et puis je me suis dis que l’adage qui veut que les petites dessins valent mieux que les grands discours s’accordait pleinement à cet article. Je prends donc un raccourci de dernière minute. Voici donc mon "best of 2009" sur les deux sujets principaux de ce blog : le web et le rock : les endroits où j’ai préféré me faire prendre dans la toile et les musiques que mes petites oreilles ont le plus appréciées.
Revue web
Revue rock

Topino, merci les médias !
2 décembre 2009Pour ceux qui suivent un peu le blog (ou qui me connaissent) Topino.be leur dira certainement quelque chose. Il s’agit d’un projet personnel de portail web sur lequel je travaille depuis plusieurs mois avec un ami Jean-Philippe (lire "Le jour du Topinambour est arrivé" pour en savoir plus).
Hier, le projet a pris un envol heureux et inattendu suite un intérêt soudain des médias. Tout d’abord une demi page dans Le Soir Economie. Très chouette article suite à une interview réalisée la veille. Un vrai intérêt dans le chef du journaliste, ca fait plaisir. 9h45, le téléphone sonne : RTL/TVI veut réaliser un reportage pour le JT de 13h. Une heure plus tard Sébastien Prophète et sa camerawoman était au bureau pour une interview filmée.
Jean-Philippe et moi avons suivi tout au long de la journée les statistiques. L’impact a été direct : plus de 1200 visites, et plus de 200 personnes inscrites ! De nouveaux produits mis à disposition un peu partout en Wallonie.
cela fait 15 jours que le site est en ligne, on ne pouvait pas rêver mieux. Merci les médias !
Voici le reportage sur RTL :
J&Joy
3 novembre 2009Un blogger a parfois la chance de recevoir de petits cadeaux envoyés par la poste par des marques qui voient en lui un canal supplémentaire de diffusion (je t’offre un cadeau tu parles de moi). L’ennui c’est que généralement les petits cadeaux finissent pour la plupart dans la caisse du grenier "brocante".
Cette semaine, une fois n’est pas coutume, le colis était cette fois vraiment sympa. Un packaging soigné mais surtout un produit de qualité. Un polo noir griffé J&Joy que je pourrai cette fois porter dans d’autres circonstances qu’à la salle de sport ou pour repeindre les murs de mon appart.
Une nouvelle marque belge donc qui joue la carte tendance du streetwear et de l’éthique. Il se dégage de la marque un vrai savoir-faire et une envie de le faire dans les règles de l’art. J’aime assez le logo bien que ma déformation professionnelle lui trouve pas mal de ressemblance avec le symbole d’une autre start-up belge active dans les nouveaux médias.
Reste le site de J&Joy pour lequel je me dois de donner mon point de vue de webdesigner. J’ai pu remarqué que les quelques clients du monde de la mode que j’ai approché dans le cadre de mon travail (qu’il y ait eu collaboration ou pas) ont la même fascination pour les sites en Flash, les images qui défilent en "smooth", les textes qui apparaissent réapparaissent, les fadein-fadeout et j’en passe. La raison évidente c’est que la plupart des sites des grands couturiers sont eux-mêmes souvent réalisés en Flash (deux exemples au hasard...)et il est donc normal que cela soit jugé comme une référence "du milieu". Je reste sur ma faim sur les raisons pragmatiques de ce choix (je décris tout ce que je pense des sites réalisés en Flash dans un précédent post "Flash or not Flash") et me permet de donc de douter de la pertinence de ce choix pour une nouvelle marque : quid des facilités en terme d’indexation de contenu sur les moteurs de recherche, de mise à jour de contenu (il y en a tellement peu actuellement sur le site, c’est dommage) de partage et d’interactivité ?
Longue vie tout de même à ce nouveau projet.

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