Be a band on ze net
27 juin 2007A l’heure d’un web 2 désormais bien répandu, avouons qu’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver parmi toutes les tentatives des groupes de musique d’être présent sur la toile. Le choix est devenu énorme et ils sont nombreux à... n’avoir pas fait de choix justement et d’être partout à la fois. Revue rapide, par un membre d’un petit groupe belge ;-)
Il y a d’abord le "site officiel" du groupe. D’abord, il y a quelques années, sur des hébergements gratuits de type users.skynet ou multimania.com. Puis les noms de domaines se sont libéralisés, les hébergements aussi, les groupes ont alors "investi" (bin oui sont fauchés pour la plupart) pour faire "pro" sur la toile. La plupart sont statiques mais dans pas mal de cas, les artistes en herbes se sont défoulés et il y a parfois des résultats grandioses.
La seconde vague, ce sont les associations et autres services aux groupes. En Belgique francophone, le plus connu reste MusicProductive : chaque groupe peut se présenter sur une page dédiée, annoncer ses concerts dans l’agenda. L’indispensable forum pour se plaindre des galères et trouver les opportunités de concerts (celui-là marche vraiment bien en fait !)
Belgorock a proposé ce service pendant plusieurs années avant de se recentrer récemment sur son webzine. Tout dernièrement le site a fermé ses portes, on perd là un site assez intéressant, le bénévolat en a tué plus d’un...
Enfin, dans le même genre, notons l’apparition de ZicMeUp, le "découvreur de talent". Pas lu de feedback encore sur le sujet...
La troisème vague, c’est bien entendu l’arrivée de MySpace qui a rapidement opéré un raz de marée dans la communication des groupes de musique : en gros, celui qui n’avais pas son "MySpace" était tout simplement devenu inexistant du circuit.
Les légendes urbaines de l’outil (les petits artistes découverts là par des grands labels et qui ont fait fortune) ont rapidement gagnés les oreilles des rockers de toute espèce qui se sont mis à rêver d’effets StarAc. Au de là de cette illusion, le gros intérêt du bazar est bien entendu d’avoir pleins d’amis et surtout des "connus" car même les plus célèbres ont leur MySpace (il est même devenu coutume d’indiquer son URL sur les pochettes de disque), souvent pilôté par le service de com de la firme de disque.
Non, le vrai plaisir de MySpace reste quand même de s’y balader et de découvrir de petits artistes et de les écouter. Le succès de l’outil communautaire a malheureusement fait perdre beaucoup de son intérêt surtout pour les groupes en guète de reconnaissance (Y-en-a-t-il qui y croient encore ?).
Lancé début 2007, Virb s’annonce comme une version plus moderne de MySpace, utilisant notamment des technologies plus user-friendly comme l’AJAX et permettant une configuration moins "brol" que son concurrent (rien que le code HTML de MySpace nous fait faire un bon en arrière de 5 ans : mise en page non sémantique à base de tableaux). Les grands classiques : lecteur audio, galerie photos, lecteur vidéo...
Certains groupes ont déjà fait le pas en abandonnant tout bonnement le "site officiel" au profit d’un nom de domaine redirigeant vers la page Virb aux couleurs du groupe. L’outil puissant donne le change (http://www.virb.com/blocparty). Le côté web2-communautaire n’est pas encore gagné, MySpace a tout de même une fameuse longueur d’avance.
Bon, c’est pas tout ca, j’ai encore une agenda concerts à mettre à jour, des photos du dernier live à ajouter et une modif dans la bio à faire. Fois 4 ;-)
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