L’influence d’un album

13 novembre 2006

Je suis récemment retombé sur un vieil album (tout est relatif évidemment) dans mon tiroir à CD. Un album qui m’a replongé dans mes années de post-adolescence. J’ai nommé le deuxième album des Smashing Pumpkins Siamese Dream. Une écoute en une traite quasi solennelle sur un trajet en voiture. Un album au goût de madeleine de Proust.

jaquette de l'album Siamese DreamPourquoi en parlez sur mon blog dès lors ? Parce que ce matin, je découvrais un peu par hasard sur le web (c’est souvent comme ca avec cette machine de malheur n’est-ce pas ?) un article dans un webzine américain sur cet album justement. L’auteur y exprime l’importance que cet album a à ses yeux, cela m’a renvoyé ma propre image semblant me lire en anglais.

Quelques minutes de réflexion dès lors sur ce qu’à pu signifier la simple écoute répétée d’un album il y a maintenant plus de 10 ans.

L’album date de 1993 et je me rappelle clairement la première fois que j’en ai entendu un extrait. C’était à la télévision, le clip de Disarm. J’avais d’ailleurs enregistré le clip sur VHS me le repassant régulièrement. Ensuite j’ai découvert l’album en entier chez ma copine que je venais de rencontrer, ca été l’objet qui m’a frappé lors de la première visite de sa chambre. Il y a eu ensuite le prêt de l’album avant un achat, c’était comme les doc Martens, l’indispensable du grunge de l’époque.

L’album je l’ai parcouru dans tous les sens, acheté des tablatures pour guitares, traduits les paroles en français, réutilisés dans des lettres d’amoureux, joué à la guitare et singé à la voix. Bien plus encore qu’une autre grande révélation de l’époque le Nevermind de Nirvana. Plus subtil, plus sombre, plus varié mais toujours aussi rebelle.

A la réécoute il y a quelques jours c’est tout cela que je me suis pris en pleine face sur ce trajet en voiture. Exactement comme la madeleine de Proust. C’était évidemment assez agréable tellement les sensations semblait réellement à la simple écoute.

Plusieurs choses m’ont frappées avec le recul, éléments qu’il m’auraient été impossible de détecter il y a quelques années encore. Premièrement, l’influence énorme que cet album a eu sur moi au niveau de ma propre musique. La façon dont je posais ma voix dans mes compositions, les srtucture de morceaux, les riffs guitares. Je ne pense pas que cela s’entend pour l’auditeur lambda mais techniquement j’ai vraiment pris en pleine gueule toutes ces similitudes.

Ensuite les éléments qui font que malgré tout cet album a vieilli qu’il n’est plus vraiment dans l’air du temps. Un rapport aux thématiques des chansons une sorte de Spleen que je ne ressent plus nécessaire dans les musiques rock que j’écoute actuellement. Et puis ce son de guitare ! Une sorte de mur de disto qu’on adorait tant à l’époque, qui faisait secouer nos cheveux longs ;-) Les intonations de voix (parfois légèrement fausse mais tellement vrai qu’elle nous a touché, jeunes de l’époque).

Bref un bon moment un bon album et un bon article en anglais à lire. Je remets l’album dans le tiroir, je le ressortirai dans 5 ans en espérant que la madeleine aura toujours le même goût...

http://www.thebreeze.org/2006/10-26/ae3.html

tags : Rock ’n Roll
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Commentaires

Excellent !

J’adore le “"comme les doc Martens, l’indispensable du grunge de l’époque".”

Ma dernière madeleine à moi fut Torn de Nathalie Imbruglia..
Impressionnant effet de souvenir.

16 novembre 2006 | Par Clic

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